Retour sur la semaine dernière, ou Orientation Week. Durant cette semaine, des réunions d'information ont lieu à la fac, et plusieurs activités sont organisées pour tous les nouveaux étudiants étrangers. C'est l'occasion de connaître des gens de tous les pays, puisque 80 nationalités sont représentées.

Lundi matin, accueil en amphi par le Recteur de l'Université et par le Service des Relations Internationales. Premier aperçu du campus de Gløshaugen, qui est plutôt grand et concentré. Les bâtiments sont neufs, les sièges des amphis confortables (c'est important quand même).

Mardi matin, rentrée pour tous les nouveaux étudiants (Norvégiens et étrangers). Nombreux discours et présentations (musique, danse... ) sur une scène montée pour l'occasion. Nous y sommes allés avec Eskild, pour qui c'était le premier jour à Gløshaugen. Il aura tous ses cours à Dragvoll, l'autre campus.
Mardi après-midi, barbecue dans le jardin de la Maison Internationale. Il faudra que je fasse un article sur la nourriture et le mode d'alimentation norvégiens, ça vaut le coup (ou pas).

Mercredi matin, présentation à Samfundet des associations d'étudiants internationaux de Trondheim, et petit cours de façon de penser à la norvégienne donné par un prof du Département d'Anthropologie. Intéressant, surtout quand il a dit que les Français font peur aux Norvégiens. Trop élitistes, trop révolutionnaires, même si nous nous habillons bien paraît-il :D. L'égalitarisme est poussé à l'extrême en Norvège, et la mentalité plutôt calme des gens du pays font qu'ils cherchent (et trouvent) toujours un compromis plutôt que de s'affronter.
Mercredi après-midi, "Welcome to Trondheim Party". Pierre et moi arrivons un peu en retard, une Coréenne nous saute dessus en nous demandant si nous avons déjà une équipe. Non, pourquoi ? Maximiliano, un Milanais que nous avons rencontré mardi et qui a également été enrôlé dans l'équipe coréenne, nous explique que nous allons devoir faire des jeux en équipe, le long du chemin qui descend du campus jusqu'à Samfundet. Une fois arrivés, on nous distribuera un repas et il y aura une fête.  Nous sommes donc deux Français dans l'équipe, avec un Italien, un Allemand, un Vietnamien et cinq Coréens du Sud. Nous commencons donc le parcours par la première épreuve : trois d'entre nous doivent chacun goûter une spécialité norvégienne. Un bout de gâteau, un amuse-gueule de saumon fumé, et un petit dé du fameux brown cheese (qui est bien sûr pour bibi). Imaginez un fromage assez sec et gras, donc la consistance pourrait ressembler à du Kiri un peu durci, avec un goût de Vache Qui Rit et une couleur caramel caractéristique, puisqu'il y a par ailleurs du caramel dedans. Pas très goûtu, et pas très bon.
Pendant le dîner (sandwich) la glace tombe. Les Coréens sont très sympathiques, mais timides au début. Ils viennent de Séoul. Il y a quatre filles et un garçon ; l'une des filles, Jeehye, sera en Génie Civil comme nous. Ils nous apprennent quelques mots de Coréen, et rient beaucoup quand nous prononçons à la française le nom des marques coréennes comme Samsung ou Hyundai...

pierre_hyeri_bis   Hyeri et Pierre-Alexis

Catherine_me  Jeehye et moi                   

Jeudi, randonnée à Bymarka, dans les forêts au-dessus de Trondheim. Il fait gris et humide, et le terrain est gorgé d'eau, même marécageux par endroits. Même si l'on n'est qu'à 300 ou 400 mètres d'altitude,  la végétation est plutôt de type montagne : les arbres sont presque tous des sapins et des bouleaux, il y a beaucoup de myrtilles et de framboises, et énormément de champignons...

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Nous pique-niquons près d'un refuge au toit recouvert d'herbe, puis nous finissons par le tour d'un lac.

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Après un peu plus de 4 heures de marche, nous rentrons en tram (un vieux coucou à une seule voie), très fatigués...

Vendredi matin, nous refaisons la balade le long du fjord, sous la pluie (cf. article précédent).

Samedi une visite guidée de Trondheim en bus est prévue ainsi qu'une balade au Trøndelag Folk Museum. Je sèche cette journée et je fais du shopping avec François. Pour respecter le dicton norvégien (et éviter à l'avenir le rinçage et essorage de la balade du vendredi), j'investis dans une veste imperméable. Celle que je choisis est parmi les moins chères de la boutique, mais elle est pourtant assez onéreuse. Les magasins de sport proposent un grand choix de vestes et polaires, chères par rapport à ce qu'on trouve en France. La différence se voit dans les matières et les finitions : quand ils disent imperméable, même les coutures le sont. Voici la mienne :

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Il y a une capuche et des poches partout, et elle est assez chaude. Pour l'avoir étrennée hier, j'en suis plutôt contente !